Newsletter géopolitique n°6

Nemrod – Enjeux Contemporains de Défense et de Sécurité est un cercle de réflexion créé en 2018 et domicilié à l'Université Paris-Sorbonne, qui rassemble des étudiants-chercheurs linguistes, historiens, ingénieurs, philosophes ou juristes, spécialisés sur les questions de défense et de sécurité internationale.

Quarante-cinquième édition

28 janvier 2019

« Les traités, voyez-vous, sont comme les jeunes filles et les roses : ça dure ce que ça dure. Si le traité franco-allemand n'était pas appliqué, ce ne serait pas le premier dans l'histoire !
 

Charles de Gaulle

 
« J'ai lu que les roses et les jeunes filles pâlissaient vite. Les jeunes filles, peut-être. Mais voyez-vous, pour les roses, je m'y connais. Cette amitié entre la France et l'Allemagne est comme une rose qui portera toujours des boutons et des fleurs »
 

Konrad Adenauer

 
 
Le bon mot du général de Gaulle cache mal la déception vive qu’il ressentit lors de l’adoption du préambule à la loi portant ratification du traité franco-allemand voté par le Bundestag le 16 Juin 1963. Affirmant « le maintien et le renforcement de l’Alliance des peuples libres, et en particulier, une étroite association entre l’Europe et les Etats-Unis d’Amérique », le parlement allemand subordonnait de facto la nouvelle alliance franco-allemande à l’appartenance à l’OTAN. C’est que l’identité politique de la nouvelle République Fédérale Allemande (RFA) s’était fondée sur un atlantisme viscéral qui tranchait avec le nouveau statut de la France comme alliée turbulente du grand frère américain.
 
Si l’Histoire ne retient avant tout que la force symbolique de l’amitié entre les des deux géants ennemis, entretenue par le succès de l’OFAJ (office franco-allemand pour la jeunesse) et l’enseignement croisé de la langue de l’adversaire d’autrefois, c’est que la coopération en matière de défense et de politique étrangère sont longtemps restées à l’état embryonnaire. Qu’importe pour l'Allemagne si le nouveau système de sécurité européen qu’imaginait de Gaulle n’a pas encore vu le jour ! La symbolique de l’image, et l’organisation récurrente de rencontres à haut niveau entre les responsables politiques des deux pays ont entériné dans les opinions publiques l’image pérenne d’un couple moteur de la réconciliation européenne.
 
Il fallut attendre l’élection de l’imprévisible Donald Trump, premier président américain à remettre publiquement en cause de manière répétée la solidité de l’alliance atlantique sur fond de rivalités commerciales, pour qu’une chancelière allemande s’exprime aussi clairement en faveur d’une armée européenne.
 
Au-delà de la montée en puissance des dispositifs de défense commune au niveau européen, « coopération structurée permanente », MPCC et autres groupements tactiques, qui ont connu une accélération notable ces deux dernières années, la signature du Traité franco-allemand d’Aix-la-Chapelle ce 22 janvier 2019 apparait à bien des égards comme l’acte fondateur – non plus seulement d’une coopération bilatérale – mais d’une intégration militaire renforcée dans le cadre plus large de la constitution progressive d’une armée européenne.
 
L’article 4, qui inscrit une clause automatique d’assistance mutuelle entre les deux pays, comme l’affirmation dans le préambule d’une Europe unie et souveraine, soulignent le changement de doctrine majeur de la République Fédérale Allemande qui dessine les contours d’un système de sécurité européen, certes allié des Etats-Unis, mais indépendant et autonome de ceux-ci. L’affirmation de la nécessité du renforcement des capacités militaires de l’Europe et du besoin afférent d’investissements conjoints pour combler les lacunes fait écho aux récentes annonces franco-allemandes de développement d’un programme bilatéral de systèmes d’armement aérien (SCAF) et terrestre (Main Ground Combat System) de combat du futur. Il ne saurait en effet d’y avoir de souveraineté dans le domaine militaire et d’Europe de la défense qu’à deux conditions : l’interopérabilité des systèmes d’armement, l’autonomie stratégique en matière d’armement. Par ailleurs, la création d’une unité commune en vue d’opérations de stabilisation dans des pays tiers est une concession importante à une demande récurrente française (cf Mali) – l’Allemagne étant historiquement très opposée au déploiement de ses troupes dans un pays étranger – qui préfigure la constitution d’une force franco-allemande d’intervention. Enfin la constitution d’un conseil de défense et de sécurité franco-allemand entérine la volonté politique d’assurer le respect des engagements réciproques.
 
Du traité de l’Elysée à Aix-la-Chapelle, le partenariat en matière de défense semble s'être installé. Plus que jamais, les premiers embryons d'une défense européenne semblent être tirés par un binôme franco-allemand. Le rapport à l'OTAN de ce partenariat nouveau demeure toutefois à clarifier; l'Allemagne, qui a lié son intégration dans le jeu des puissances à son rôle au sein de l'Alliance, pourrait à nouveau marquer sa réticence devant le vieux souhait du général de Gaulle, qui se refusait à intégrer le partenariat franco-allemand en matière de défense dans le cadre de l'OTAN… "Si le traité franco-allemand n'était pas appliqué, ce ne serait pas le premier dans l'histoire…"
 
Nous vous souhaitons une très bonne lecture.
 
 

Jean Galvé

Veille Stratégique - Défense et Sécurité - Semaine du 21 au 27 Janvier 2019

AFRIQUE

Mali : deux casques bleus sri-lankais tués dans une attaque à l'IED

Le vendredi 25 janvier, au lever du jour, deux soldats de la Mission de maintien de la paix de l’ONU au Mali (Minusma) ont été tués dans l’explosion d’une mine artisanale au passage de leur véhicule, un blindé de fabrication chinoise. L’attaque a visé un convoi logistique qui faisait mouvement à hauteur de Douaentza, dans la région de Mopti, au centre du pays. Plusieurs autres casques bleus ont également été blessés, dont certains grièvement.
 
Les deux morts sont de nationalité sri-lankaise, a confirmé une source onusienne à l’AFP. Selon le média sri-lankais Colombo Gazette, l’un des deux militaires est un capitaine. Il pourrait s’agir du commandant de l’unité visée par l’explosion de cet engin explosif improvisé (IED). L’hypothèse d’un remote-controlled IED (RCIED), déclenché à distance par un observateur, apparaît largement plausible. Les véhicules transportant le commandant de compagnie, sont généralement équipés de plusieurs antennes (voire d’un fanion distinctif), puisqu’ils sont amenés à communiquer en même temps sur deux réseaux radio différents. Ce qui les rend facilement reconnaissables dans la colonne.
 
En février 2018, la force Barkhane avait également été victime d’une attaque ciblée de ce genre contre l’un de ses officiers. Le véhicule blindé léger (VBL) du colonel François-Xavier Héon, commandant le 1er régiment de spahis, avait été directement visé par un RCIED, lequel avait provoqué la mort de deux de ses spahis. Le chef de corps n’avait été que légèrement blessé.
 
La mission de maintien de la paix de l’ONU au Mali (Minusma) compte près de 14 000 militaires et policiers, dont un contingent sri-lankais fort de quelques 200 casques bleus. Cette mission est la plus coûteuse en vies humaines des actuelles opérations de maintien de la paix, comptant un total de 180 décès, soit plus de la moitié des casques bleus tués dans le monde depuis cinq ans. Les pertes de ce vendredi portent à 115 le nombre de casques bleus tués dans des actes de combat, c’est-à-dire « tués à l’ennemi » au Mali (IED, tirs et autres actes hostiles).


Il y a quelques jours, le dimanche 20 janvier, dix casques bleus tchadiens avaient déjà été tués et au moins 25 autres blessés, dans une attaque djihadiste à Aguelhok, dans le nord-est du pays.

Au sommaire :

  • Algérie : des hauts responsables militaires impliqués dans la campagne électorale d’avril 2019
  • Rwanda : un premier satellite de télécommunication prévu en 2019

AMÉRIQUE

Guerre en Irak de 2003 : publication d'une étude approfondie de l'US Army

Et si l’Iran était le principal vainqueur de la guerre d'Irak engagée en 2003 ?
C'est en tout cas la thèse que défend un rapport officiel très conséquent publié cette semaine par l'armée américaine. Bien que l'étude ait été terminée dès 2016, sa publication avait été retardée, sans doute par crainte de donner lieu à une sorte de « déballage public » pouvant tourner au règlement de compte politique. Ses rédacteurs, le colonel Joe Rayburn et le colonel Frank Sobchak, tous deux à la retraite, ont patiemment établi un vaste bilan de l'effort de guerre déployé par la coalition, sans faire l'impasse sur les difficultés  auxquelles cette dernière été confrontée.
La somme publiée en deux volumes, forte de près de 1 300 pages, et se fondant sur l’analyse de plus de 1 000 documents déclassifiés, couvre l’invasion de 2003, le retrait américain, la montée de Daech et enfin l’influence de la Syrie et de l’Iran dans le « Grand jeu » régional.
 
Plusieurs conclusions sont mises en avant : en premier lieu, la guerre en Irak pourrait être l’un des conflits les plus importants de l’histoire militaire et politique américaine, dans la mesure où elle a brisé une vieille tradition d'opposition aux guerres préventives. La fin de ce « tabou » a été paradoxalement accompagnée d'un rejet par l'opinion de l'interventionnisme à marche forcée, dès lors qu'il aboutit à des formes d'enlisement dramatiques sur un plan humain, contre-productives sur le plan stratégique, et par trop couteuses sur le plan matériel.
 
Un des travers bien connus de la culture stratégique américaine est également pointé du doigt : les avantages technologiques ne sauraient à eux seuls gagner la guerre, et il serait largement préjudiciable de continuer à ignorer la contingence liée à toute opération armée, laquelle est indissociable du facteur humain, intégrant au premier chef la détermination de l'ennemi à se battre.
 
La coalition a aussi payé le prix fort de son intervention, par manque de compréhension des logiques internes à la politique irakienne et des rivalités tribales et claniques qui en réglaient le fonctionnement. Cependant, prenant le contre-pied des détracteurs de la première heure du conflit, qui voyaient uniquement dans la guerre contre Saddam Hussein une immense aberration, les rédacteurs affirment au contraire qu'il y aurait tout à perdre à jeter avec l'eau du bain les cruelles leçons apprises en matière de contre-insurrection au cours de presque dix années de présence sur le sol irakien.
 
Aussi l’étude ne se concentre-telle pas uniquement sur les échecs de l’armée face à l’évolution de la nature de la guerre. L'heure est à une réflexion sur les nouvelles modalités d'affrontement : il semble désormais crucial de développer des doctrines d'action hybride, mêlant aux forces conventionnelles des moyens indirects de combat, que ce soit face à des adversaires étatiques ou non-étatiques.

Au sommaire - Etats-Unis & Canada :

  • US Navy : à la recherche d’une munition pour la classe de grands destroyers furtifs Zumwalt  
  • Les nouvelles Frégates FFG(X) prêtes pour 2020
  • L’USMC octroie un contrat à Bell  pour des hélicoptères d’attaque AH-1Z
  • Publication de la Stratégie nationale de renseignement
  • Un rapport du Pentagone souligne la vulnérabilité des bases américaines au changement climatique
  • Somalie : une frappe américaine élimine 52 combattants d’al-Shabab
  • Corée du Nord : vers une nouvelle rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-Un
  • Sans surprise, la Chambre des Représentants vote massivement contre tout retrait américain de l’Otan
  • Mer de Chine méridionale : manœuvres conjointes américano-britanniques
  • Mer Noire : arrivée d’un destroyer américain
  • Afghanistan : un soldat américain tué au combat
  •  Afghanistan : vers un accord entre les Etats-Unis et les Talibans

Au sommaire - Amérique Latine :

  • Salvador – Hausse du budget de la police

ASIE - PACIFIQUE

Japon-Corée du Sud : persistance des tensions

Les ministres des affaires étrangères japonais et sud-coréen se sont entretenus le 23 janvier en marge du forum de Davos. Les discussions ont porté sur la dénucléarisation et la paix dans la péninsule coréenne, sur l’évolution de la relation bilatérale mais également sur les nombreux différents qui ont opposé les deux pays ces derniers mois. En novembre, un jugement de la cour suprême sud-coréenne condamnait une entreprise japonaise à payer plus de 80000 USD à quatre Sud-coréens, forcés au travail pendant la seconde guerre mondiale, une décision jugée contraire au traité sur les relations économiques bilatérales de 1965 par Tokyo qui avait alors versé d’importantes compensations à la Corée du Sud. En décembre, Tokyo a annoncé qu’un avion de patrouille de la Force aérienne d’autodéfense avait été verrouillé par le radar de conduite de tir d’un navire sud-coréen. Enfin, quelques heures seulement avant la rencontre de Davos, la Corée du Sud a accusé le Japon de conduites provocatrices, annonçant qu’un avion de patrouille nippon avait volé à basse altitude à proximité d’un destroyer de la marine sud-coréenne dans une manœuvre jugée menaçante, ce que le gouvernement japonais a nié.

Au sommaire :

  • Japon – Russie : pas d’avancées notables à l’issu du sommet Abe-Poutine à Moscou

EUROPE

Suède - Violation de l'espace aérien par des avions militaires russes

Le 24 janvier, le ministère de la Défense suédois a annoncé qu’un avion de reconnaissance russe Il-20, escorté de deux avions de chasse SU-27, avaient violé ensemble le 19 janvier l'espace aérien suédois au-dessus de Blekinge dans le sud du pays. Cette région abrite notamment la principale base navale suédoise à Karlskrona, ainsi qu'une base aérienne importante du royaume à Ronneby. Les médias rapportent que les avions russes ont été interceptés par des Gripen de l'armée de l'Air suédoise, bien qu'aucun détail supplémentaire n'ait été donné par les forces armées suédoises ; celles-ci ont décidé de recourir au ministère des Affaires étrangères afin de déterminer quelles suites diplomatiques donner à l'incident. En réaction à ces accusations, le ministère de la Défense russe a formellement démenti toute violation des frontières, soulignant que les plans de vol de l'armée de l'Air russe étaient établis dans « le strict respect des règles internationales entourant l'utilisation de l'espace aérien ».
 
Si des incidents aériens avec des avions militaires russes se produisent de façon relativement régulière le long des frontières suédoises, les médias notent que ce dernier en date semble particulier à deux titres. Tout d'abord, le fait que les avions russes ont violé l'espace aérien national constitue une manœuvre particulièrement rare.
 
Par ailleurs, ce type d'avion de reconnaissance russe évolue d'ordinaire seul lors des missions de renseignement. Le voir accompagné de chasseurs dénote le choix d’une conduite agressive,  qui modifie le type de réponse possible de la part des autorités suédoises et accroît le risque d'incident grave
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Au sommaire :

  • France / Allemagne – Traité d’Aix-la-Chapelle : les politiques de sécurité des deux partenaires appelées à converger
  • France – Acquisition de micro-drones
  • France – Le directeur de l’ANSSI redoute des attaques cyber massives
  • France – Enjeux de sécurité en Baltique
  • Industrie Airbus Helicopters : 413 appareils commandés en 2018, contre 350 en 2017

PROCHE ET MOYEN-ORIENT

Turquie : l'annonce de la création d'une "zone de sécurité" réitérée

Ce vendredi, deux événement diplomatiques se sont déroulés afin de décider des modalités du retrait américain de Syrie. Un tel retrait pose en effet la place du rôle à jouer de la Turquie dans la région.Premièrement, le président de la République Recep Tayipp Erdoğan a confirmé vendredi dernier sa volonté de créer coûte que coûte une zone de sécurité à la frontière Nord Syrienne. La position est cette fois plus forte, puisqu’il déclare la Turquie fermée à toute autre proposition d’une part, et prête à agir sans ses alliés d’autre part. Deuxièmement, James Jeffrey, représentant spécial des Etats-Unis pour la Syrie, s’est rendu à Ankara afin d’échanger avec le ministre de la défense Hulusi Akar. Il en est ressorti la même demande qu’à l’accoutumé: le retrait officiel du soutien des Etats-Unis à l’YPG.Toutefois, ces annonces à propos de l’intervention en Syrie peuvent être tempérées en raison du calendrier électoral turc. Les élections locales auront lieu le 31 mars, et le parti du président, l’AKP, perd du terrain dans les sondages en raison de l’instabilité économique. De plus, les annonces d’interventions se sont accompagnées de la promesse du retour des réfugiés syriens, impopulaires en Turquie.

Au sommaire :

  • Israel : escalade en Syrie   Libye : Abu Talha al-Liby éliminé par les forces d’Haftar
  • L'Egypte affirme que des dizaines de militants ont été tués dans le Sinaï
  • Égypte : nouvelle commande de Rafale

RUSSIE

Russie-FNI : Présentation du missile 9M729 Novator suite aux pressions américaines

 Le 23 Janvier dernier, la Fédération de Russie a accepté de présenter à la presse et à des attachés militaires étrangers, le missile Novator, qui fait débat dans le cadre du Traité sur les Forces Nucléaires de portée Intermédiaire (FNI). Soupçonnée par les États Unis et l'OTAN de violer le Traité depuis 2014, la Fédération de Russie avait déclaré qu'elle ne céderait pas à l'ultimatum posée par Washington ; celui de se retirer du Traité si elle ne fournissait  pas des éléments de clarification.
 
Le 15 janvier dernier, une réunion sur le désarmement s'était tenue à Genève, réunissant diplomates russes et américains afin de parvenir à une solution qui assurerait l'avenir du traité bilatérale. Elle fut un échec, du fait des accusations réciproques auxquels se livrent sans relâche le Kremlin et la Maison Blanche depuis décembre dernier. L'OTAN et l'Allemagne avaient de concert intensifié leurs pressions contre Moscou, exigeant la destruction de l'arsenal de missiles Novator, qui menaceraient directement la sécurité en Europe, en raison d' une portée comprise entre 500 et 5.500 km, permettant donc à ces missiles d'atteindre un État européen en quelques minutes.
 
La balle était donc dans le camp des Russes. Ainsi, le 23 Janvier, Moscou s'est résignée à présenter le missile de la discorde, afin de faire taire les accusations. Selon les déclarations du général Mikhaël Matveïevski, le missile controversé est une évolution du 9M728 Novator. Il fait partie du complexe Iskander M, un système de missiles balistiques d'une portée comprise entre 50 et 500 km, destinés aux forces russes.
 
Le 9M729 serait légèrement plus long que son prédécesseur en raison d'un équipement, d’une charge supplémentaire dont il pourrait disposer. La portée du missile serait de 480 km, elle aurait été confirmée lors d'exercices réalisés en 2017, et exclurait de ce fait le missile Novator du périmètre d'application du Traité FNI. Il apparaît cependant impossible de confirmer cette déclaration. Finalement, cet exercice de transparence visait, d'une part à réaffirmer la volonté russe d'assurer ses engagements au sein du Traité, en acceptant de se soumettre aux pressions transatlantiques, et d'autre part, à placer la balle dans le camp américain. Les diplomates américains étaient au reste absents lors de la présentation, ce qui témoignerait d'un manque de volonté quant à la sauvegarde du Traité.

Au sommaire :

  • Un bombardier Tupolev Tu-22M s’écrase à l’atterrissage
  • Entrevue de Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan à Moscou autour du dossier syrien
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