Newsletter géopolitique

Nemrod – Enjeux Contemporains de Défense et de Sécurité est un cercle de réflexion créé en 2018 et domicilié à l'Université Paris-Sorbonne, qui rassemble des étudiants-chercheurs linguistes, historiens, ingénieurs, philosophes ou juristes, spécialisés sur les questions de défense et de sécurité internationale.

 

Trente-neuvième édition

10 décembre 2018




Triste célébration de la déclaration universelle des droits de l'homme: le triomphe de Carl Schmitt?
 



Le 10 décembre 1948 était signée au palais de Chaillot la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme ; 70 ans plus tard jour pour jour, les discrètes célébrations de cet événement n'ont pas su masquer le malaise qui entoure un universalisme malmené.
 


Si ce texte n'était pas contraignant, il ne s'en intégrait pas moins aux téléologies de la fin de l'histoire: voici que la préservation des droits humains devenait, pour une majorité d'Etats de la communauté internationale, un but politique commun. Pour autant, les pays du bloc de l'Est se refusèrent alors à signer le texte, car ils voyaient derrière le principe d'universalité le masque de l'impérialisme. Certains se trouveraient alors, selon cet argument, voués à la vindicte moralisatrice de la communauté internationale, quand d'autres seraient lavés de tout soupçon.



La déclaration Universelle des Droits de l'Homme appelle en ce jour une amère célébration; non seulement l'esprit des juristes universalistes n'a pas triomphé, mais les droits de l'homme font encore l'objet d'attaques en rang serré. Mais ce n'est pas seulement le caractère non contraignant du texte qui doit être ici mis en cause: il faut aussi voir dans le retour des Etats puissances un changement de paradigme qui prive l'universalisme juridique d'une part de sa légitimité. L'ordre international né de ce siècle a consacré la prééminence des théories de la souveraineté sur l'universalisme: en ce sens, les idées de Carl Schmitt semblent connaître un jour nouveau.
 


Carl Schmitt avait été marqué par la paix de Versailles; pour la première fois depuis plus d'un siècle, elle n’était pas, dans le droit fil de la tradition européenne, un règlement entre Etats égaux mais répondait à une guerre-sanction après laquelle l’ennemi allemand, déclaré agresseur, tombait au rang de criminel.
 


Ce faisant, la paix injuste de Versailles renouait avec une théorie traditionnelle de la guerre juste. Schmitt rappelle d'ailleurs, dans Le nomos de la terre, qu'au Moyen-Age, chaque puissance, lorsqu'elle choisissait de livrer une guerre, distinguait un justus hostis en vue d'une justa causa.  L'âge moderne, en consacrant le jus publicum europaeum, faisait disparaître le lien entre justa causa et justus hostis ; la guerre n'était plus une relation entre des entités qui se criminalisaient l'une et l'autre, mais une relation entre des personnes morales également souveraines.
 


L'idée d'un droit international qui condamnerait les fauteurs de guerre et punirait l'acte d'agression demandait d'une part que soit reconnu un sujet de droit universel, mais surtout que soit institutionnalisé un tiers, au-dessus de la souveraineté des Etats, qui arbitrerait le juste et l'injuste, distinguerait le criminel du citoyen exemplaire, et démêlerait la barbarie punissable de la violence légitime. Les Etats abandonneraient une partie de leur souveraineté à une instance chargée de criminaliser les personnes ou les agressions étatiques qui sortiraient du cadre du droit. Or ceci, Carl Schmitt ne pouvait pas l'accepter : la criminalisation de "l'ennemi" à laquelle conduirait ce droit international mènerait selon lui, à "la guerre civile mondiale".
 


Elle n'aurait en effet pas fait disparaître la notion de justus hostis ; elle l'aurait au contraire imposée à tous, sans que "l'ennemi" ainsi condamné par le droit international pût se défendre et se réclamer d'une autre légitimité, ou d'un autre système d'alliance. Aussi la création d'un tiers, au-dessus de la souveraineté des Etats, ne supprimerait-elle pas les tensions entre "amis et ennemis", qui selon Carl Schmitt, constituaient le propre du champ politique : tout au plus les élèverait-elle au niveau international, sans que les ennemis placés sous le joug des "amis" les plus puissants pussent y trouver à redire. C'est un tel ordre dystopique, producteur de tensions et d'injustices, que Carl Schmitt nomme "la guerre civile mondiale".

La puissance d'un Etat, selon Carl Schmitt, tient dans sa puissance effective, et non dans les principes qu'il proclame, ou dans la légitimité dont il se revêt : il croyait par exemple que la légalité de son établissement n'était pas une caractéristique essentielle de la puissance d'un Etat. Chaque état disposait donc du même jus ad bellum, ce qui ouvrait la voie aux logiques de puissance et à l'usage de la force; toutefois, dans l'Etat de nature, nul n'aurait le droit de se donner pour humain, lors même que l'adversaire serait un loup. De quoi mettre en péril les oriflammes des droits humains…



Cette pensée avait semblé céder sous les coups de boutoir de l'universalisme; elle paraît aujourd'hui investie d'une légitimité nouvelle. Elle n'en rend que plus amer l'anniversaire de la déclaration…
 



Nous vous souhaitons une très bonne lecture.
 
 
 
  

François Gaüzère-Mazauric

 

Veille Stratégique - Défense et Sécurité - Semaine du 26 novembre au 2 décembre 2018

AFRIQUE

Sahara Occidental : nouvelle table ronde sur la question du Sahara sous l'égide de l'ONU.

Cette semaine, les délégations des Etats concernés par la problématique du Sahara Occidental étaient présentes à Genève, au palais de nations. Après six années de suspension de négociations, Horst Kohler, en charge du dossier depuis un an a souhaité réunir les principaux protagonistes dans le cadre onusien. Si le but affiché était la relance des discussions pour permettre à terme l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental, il semble que les réunions se soient plutôt centrées sur la problématique économique et sur la valeur du dialogue en tant que tel. En effet, l'ensemble des acteurs invités étaient présents, avec les ministres des Affaires étrangères de l'Algérie, du Maroc, de la Mauritanie, ainsi que le président du parlement sahraoui. Dès mercredi, Kohler a rencontré les délégations de manière individuelle, puis a organisé des entretiens bilatéraux afin de préparer les discussions du lendemain. Il a notamment cherché à juguler les tensions qui opposent l'Algérie au Maroc depuis quelques semaines, alors qu'Alger a refusé la main tendue de Rabat qui proposait de construire les conditions d'un dialogue stable entre les deux nations voisines, encore opposées sur le soutien à l’égard du Front Polisario. Le premier jour, les réunions se sont déroulées à huis clos, pour délier les langues et éviter les crispations habituelles. Malgré plusieurs écueils protocolaires, cette décision semble avoir porté ses fruits, puisque le chef de la diplomatie de Mohamed VI ainsi qu'Abdelkader Messahel, ministre algérien des affaires étrangères se sont accordés sur la "bonne atmosphère" des échanges. Vendredi, la problématique de l'intégration régionale a été abordé sous l'angle exclusivement économique. Kohler semble vouloir convaincre les belligérants de la nécessaire pacification des rapports afin de favoriser le commerce et l'exploitation des ressources, ce qui, selon RFI, permettrait de faire gagner deux à trois points de PIB pour chaque pays concerné. Or, le Front Polisario dénonce le pillage à l’œuvre derrière les tractations qui s'appuient sur la nécessité du développement : certes, l'ouverture des frontières permettrait de redynamiser la région, à l'image de l'Est Marocain en proie aux conflits sociaux (comme le démontrent les manifestations des mineurs de Jerada), mais elle signe également la légitimation de l’exploitation du phosphate au cœur du Sahara Occidental, qui érige le Maroc au rang de second producteur au monde. Pour les représentants de la république arabe sahraouie démocratique, il est nécessaire de mettre en place un processus référendaire, contre la volonté du Maroc favorable à une autonomie progressive placée sous sa souveraineté. En orientant les discussions sur le paradigme économique et humanitaire (notamment en ce qui concerne les conditions de vie des camps situés à proximité de la ville algérienne de Tindouf), Horst Kohler a délaissé le problème du statut du Sahara Occidental, véritable point noir de ce dossier. Ce faisant, il s'est félicité de la reprise des négociations, qui reflète selon lui la réussite annoncée de cette table ronde exceptionnelle. L'ensemble des parties ont signé le communiqué final, qui stipule l'importance de la coopération et de l'intégration régionale, tout en s'engageant à participer à la prochaine réunion prévue d'ici la fin du premier semestre 2019.

 Au sommaire:

  • Algérie : visite de Mohamed Ben Salman, entre enjeu de coopération et mécontentement populaire.
  • Libye : la promesse d’une nouvelle Constitution en Février 2019.
  • Sahel : la France et l’UE annoncent 1,3 milliards d’euros au titre de l’aide au développement 
  • Sénégal : une coopération sur la cyber-sécurité avec l’Estonie

AMÉRIQUE

Violation du traité INF : ultimatum contre la Russie

Le gouvernement américain et l’OTAN ont d’une même voix dénoncé ce qui serait une violation du traité INF (Intermediate-range Nuclear Forces) par la Russie avec le développement de son nouveau missile 9M729 « Novator ». Alors que ce traité datant de 1987 prévoit l’élimination des arsenaux les missiles de croisière et balistiques à capacité conventionnelle ou nucléaire dotés d’une portée de 500 à 5500km, Mike Pompeo, chef de la diplomatie américaine, appelle la Russie à rentrer dans les clous sous 60 jours, sans quoi les Etats-Unis s’estimeraient en droit de suspendre leurs obligations envers ledit traité.
 
Trois éléments sont à prendre en compte pour comprendre ces  annonces :
1. Des Etats-Unis menacés : c’est encore l’image d’un écart capacitaire, entre des Etats-Unis en retard et à l’opposé des Etats chinois et russes en avance, qui motive les choix et les annonces de la politique de défense américaine. En effet, pourquoi se conformer à un traité contraignant sur une classe entière d’armes alors que la Russie s’y soustrairait et que la Chine n’est même pas concernée ? L’enjeu est d’éviter que ne se constitue une asymétrie en défaveur des Etats-Unis sur le plan des missiles de portée intermédiaire.
2. Une administration opportuniste ? C’est la question que l’on peut se poser puisque l’annonce d’une sortie du traité par les Etats-Unis avait déjà été faite par Donald Trump en octobre (une politique fortement défendue par Mike Pompeo). Le casus belli leur est désormais servi.  Cette crise soutient en effet l’évolution du système de défense américain et de la stratégie des Etats-Unis. La priorité est aujourd’hui de préparer un possible conflit contre la Russie et la Chine, et en cela l’INF est une épine dans le pied de nombreux projets américains qui ont pour tâche de réinvestir des capacités aujourd’hui délaissées (cf. pour l’exemple notre article sur le renouveau de l’artillerie américaine directement lié au problème du traité INF).
3. L’inquiétude grandissante autour des questions balistiques au sein de l’Otan : en décembre 2017 le traité INF avait été déclaré comme « élément fondamental de la sécurité euro-atlantique ». Et pourtant, malgré l’annonce commune et ferme, un possible retrait sous 60 jours des Etats-Unis de celui-ci ne ferait que précariser la posture de défense antibalistique européenne en laissant une Europe démunie, alors même que le traité avait été pensé pour mettre fin à la crise des euromissiles. Tant bien que le vieux continent pourrait être la réelle victime de cette crise, alors que la Russie ne semble pas en passe de reconnaître la violation et qu’un retrait américain signalerait officiellement une reprise de la course aux armements dans le domaine balistique.

Sommaire Etats-Unis - Canada:

  • Violation du traité INF : ultimatum contre la Russie
  •  Russie : critiques du Secrétaire à la Défense James Mattis
  • Un destroyer conduit une FONOP près de Vladivostok
  • Les Etats-Unis conduisent un vol d’observation au-dessus de l’Ukraine
  • Pologne : acquisition de lance-roquettes multiples HIMARS
  • Décès du commandant de la 5ème flotte et nomination de son remplaçant
  • Afghanistan : point de situation
  • Vers un remplacement du CEMA Dunford par le CEMAT Milley
  • Donald Trump annonce le départ prochain de John Kelly
  • Débat autour de potentielles coupes dans le budget de la défense
  • Partenariat Lockheed-Airbus pour un nouveau ravitailleur en vol
  • Collision entre deux avions du Marine Corps au large du Japon

Amérique Latine:

  • La présence croissante de la Chine en Amérique Latine
  • Chili : inauguration d’Exponaval par le ministre de la Défense
  • Colombie : lancement du nano-satellite Facsat 1
  • Mexique : investiture d’Andrés Manuel Lopez Obrador
  • Uruguay : Montevideo a accueilli l’USAF pour le G20
  • Brésil : rencontre avec le Chef d’Etat-Major Conjoint espagnol

ASIE - PACIFIQUE

Inde / Etats-Unis : exercice militaire conjoint des forces aériennes

Ce lundi 3 décembre, a débuté un exercice militaire organisé conjointement par les forces aériennes indiennes et américaines. Cette manoeuvre est programmée pour une durée d’une douzaine de jours et se déroule depuis les bases aériennes de Kalaikunda et Panagarh dans l’État du Bengal-Occidental, dans le Nord-Est de l’Inde près de la frontière avec le Bangladesh. Il s’agit de la quatrième édition de cet exercice qui gagne à chaque fois en ampleur. Cette année, y prennent part du côté américain des avions de chasse F-15 et des avions de transports militaires C-130. Quant à la force aérienne indienne, participent à la manoeuvre des Su-30 MKI, des Jaguar, des Mirage 2000, des C-130J et le système de détection et de commandement aéroporté (SDCA ou AWACS, Airborne Warning and Control System). Cet exercice militaire a pour objectif de renforcer l’interopérabilité des deux armées et s’inscrit dans une logique de coopération sécuritaire approfondie entre les États-Unis et l’Inde face à la Chine. Le 11 septembre dernier, avait été signé le COMCASA (Communications Compatibility Security Agreement) lors d’une visite du secrétaire à la Défense James Mattis à New Delhi. En 2016, le statut de « partenaire majeur à la Défense » avait été reconnu à l’Inde par les États-Unis.

Au sommaire:

  • Chine / Canada / USA - arrestation de Meng Wanzhou, directrice financière et fille du fondateur de Huawei
  • Singapour / Malaisie - crispation des tensions

EUROPE

France - Union européenne : annonce de 1,3 milliard d'euros au profit de l'aide au développement au Sahel

Ce jeudi 6 décembre, s’est tenue une conférence de coordination des partenaires et bailleurs de fonds pour le financement du Programme d’Investissements Prioritaires (PiP) à Nouakchott, capitale de la Mauritanie. Au cours de celle-ci, l’Union européenne et la France ont annoncé prendre en charge une grande partie du financement de ces projets. Les besoins en financements de ces 40 projets s’élevaient à 1,9 milliard d’euros. Tandis que le commissaire européen pour la Coopération internationale et le Développement, Neven Mimica, a annoncé : "Je suis heureux d'annoncer que le soutien de l'Union européenne au Programme d'Investissements Prioritaires (PIP) s'élève à présent à 800 millions d'euros. Cela comprend l'annonce aujourd'hui de 122 millions d'euros d'argent frais”, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déclaré que la France investira 500 millions au profit des priorités : "La moitié de cette somme concerne des projets déjà en gestation et en cours (...) L'autre moitié sera octroyée de manière accélérée dans les deux ans qui viennent pour vous permettre d'être au rendez-vous de vos priorités" Axés sur la prévention du djihadisme, ces 40 projet se traduisent notamment par la construction d’écoles, de centres de soins et des accès à l’eau, dans des régions transfrontalières où les djihadistes profitent des carences des Etats pour s’y introduire et faire adhérer les populations à leur idéologie. Cette nouvelle annonce s’inscrit pleinement dans la stratégie française au Sahel qui repose sur une articulation en « 3D » : les piliers défense, diplomatie et développement.

Au sommaire:

  • Norvège/Allemagne: communiqué de presse sur le projet germano-norvégien de sous-marin 
  • Espagne: Madrid tente d'intégrer le projet de chasseur franco-allemand
  •  France/Allemagne: L'UE remplacera-t-elle la France au Conseil de Sécurité de l'ONU?

PROCHE ET MOYEN-ORIENT

Yémen : début des pourparlers entre belligérants à Stockholm

Des négociations visant au règlement du conflit ont débuté le jeudi 6 décembre en Suède sous l’égide de l’ONU. Pour la première fois depuis 2016, la rébellion houthie et le gouvernement du président Hadi se retrouvent autour d’une même table pour trouver une issue à cette guerre civile débutée en 2014. La principale crainte des Houthis concernait leur sécurité. Ils demandaient un gage à l’ONU que leur vol ne serait ni dérouté, ni abattu par la coalition saoudienne et qu’ils pourraient ensuite rentrer à Sana’a. Martin Griffiths s’en est porté garant en montant dans le même vol que le représentant houthi. De plus, un accord a été trouvé entre les parties pour la libération de plus de 3 500 prisonniers. Peu d'avancées sont attendues sur le règlement politique du conflit : les Houthis souhaitent la fin de l’embargo sur l’aéroport de Sana’a permettant sa réouverture aux vols civils, le gouvernement exige l’application de la résolution 2216 des Nations unies d’avril 2015 demandant le retrait de Sana’a et le désarmement des Houthis. La question humanitaire devrait quant à elle s’améliorer dans un contexte diplomatique favorable. L’Arabie saoudite, sous la pression de l’affaire Khashoggi, est contrainte de faire des gestes diplomatiques. Avec son allié émirati, ils ont débloqué la semaine passée 200 millions de dollars d’aides pour le paiement notamment des fonctionnaires. Les Houthis, conscients d’être arrivés aux limites de leurs capacités militaires et de leurs conquêtes, devraient accepter une neutralisation du port d’Hodeïda sous le contrôle de l’ONU.

Au sommaire:

  • Turquie : discussion sur la coopération américano-turque en Syrie 
  • Lybie : une frappe aérienne menée par AFRICOM dans le Sud-Ouest du pays provoque la colère des touaregs
  • Iran : attaque à la voiture piégée dans le port de Chabahar 

RUSSIE

Mer d'Azov : ambiguïté des déclarations américaines.

Le 6 décembre, le Général Joseph Dunford, 19e chef d’état-major des armées des Etats-Unis, déclare qu’une intervention militaire américaine en Mer d’Azov est absolument inenvisageable. Selon lui, “ la communauté internationale doit absolument réagir par voie diplomatique, économique ou sécuritaire… Il n’y a actuellement aucune discussion portant sur une réponse militaire en mer d’Azov”. Il répondait à l’hypothèse lancée par CNN annonçant l’envoi de navires de guerre américains en mer d’Azov. La position américaine semble très clairement tournée vers une résolution non militaire du conflit russo-ukrainien. Cette déclaration fut relayée par l’agence de presse russe Ria Novosti dès le 7 décembre.
Cependant, le 8 décembre, Donald Trump annonçait dans un tweet que le Général Joseph Dunford, en place depuis 2015, serait relevé par le Général Mark Milley, qui occupe actuellement le poste de chef d’état-major de l’US Army (équivalent du CEMAT français). Le Général Dunford devait être relevé en octobre 2019, mais il est possible que son départ soit précipité. La position des armées américaines pour intervenir en mer d’Azov ne va pas obligatoirement changer, mais ce revirement semble remettre en perspective les propos du Général Dunford, démis de ses fonctions un jour après sa “déclaration de paix”.

Au sommaire:

  • Réouverture du détroit de Kertch par Moscou
  • Kiev saisit la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) 
  • Les marins ukrainiens capturés en attente de leur jugement
  • ''Kazan - Iasen-M - 885-M'' : Après l'échec du ''Severodvinsk'', la Russie lance la production en série d'un nouveau modèle de sous-marin de classe Iassen. 
  • Russie-Caucase du Nord: Validation par la Cour constitutionnelle de Russie de l'accord frontalier tchétchéno-ingouche. 
 
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Interview de Sir Malcolm Rifkind
Ancien ministre de l'Ecosse, de l'Europe, des affaires étrangères, et de la défense britannique, ancien président de la commission parlementaire du renseignement.

 

A discussion with Sir Malcolm Rifkind - English version

Sir Malcolm Rifkind was minister of State for Europe, after which he was Secretary of State for Scotland into Thatcher's government. He successively served as Secretary of State fof Defence, Secretary of State for Foreign and Commonwealth Affairs, and finally was Chairman of the Intelligence and Security Committee.    

 

Sahara Occidental: une nouvelle table ronde sous l'égide de l'ONU

 

 

 

Opérations américaines en Afghanistan: point de situation

 Par Clémence cassé

 

 

 

 

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